Histoire de Saint Gaultier

Né en 990, comme peut-être saint Théobald, Gaultier est issu d’une noble famille de Confolens.

La renommée de l’école du Dorat, animée par Israël, poussa ses parents à l’y envoyer pour perfectionner et étendre son instruction.

Son intelligence, sa piété et sa sagesse furent vite remarquées ; comme Théobald, il fut un élève particulièrement brillant.

Après la mort d’Israël, en 1014, différents abbés se succédèrent à la direction du Chapitre. L’avènement de Pierre Drut, laïc et guerrier, jeta le désordre parmi les chanoines.

Gaultier quitta alors le Dorat pour revenir dans son pays natal, où il s’installa dans une grotte, afin d’y mener une vie de prière et de charité.

Les moines de Lesterps, qui avaient remarqué sa grande piété, vinrent le solliciter pour qu’il accepte de partager leur vie. Ils durent effectuer de nombreuses démarches avant d’obtenir enfin son accord.

Gaultier partit ensuite à Jérusalem, d’où il ramena de précieuses reliques, qui enrichirent le trésor de l’abbaye de Lesterps.

Peu après son retour, il fut appelé, en 1038, à remplacer le Père Abbé vieillissant ; il fit alors du monastère un modèle de piété, de ferveur et de charité.

Mais, au cours d’une guerre civile, l’abbaye de Lesterps fut pillée et brulée, en 1040. Seule subsista la tour, encore visible de nos jours, de construction romane. Suite à la plainte de Gaultier auprès du Pape, la terre de Rivarennes, au bord de la Creuse, fut offerte en réparation pour y construire une église.

Avec un zèle infatigable,Gaultier consacra le reste de sa vie à restaurer l’abbaye de Lesterps, où il mourut en 1070. Il a été canonisé en 1073.

De nombreux miracles lui sont attribués.