Histoire de Saint Théobald

Il serait né en 990, au lieu-dit « le Cheix », sur la Brame, dans la paroisse de la Bazeuge. Ses parents étaient d’humbles cultivateurs.

La chronique de l’époque présente Théobald comme doué d’une intelligence supérieure. Attirés par la réputation d’Israël, ses parents le confient au Chapitre du Dorat, où il fait rapidement de tels progrès qu’il dépasse tous les enfants de son âge. Il séjourne quelques années à Périgueux, où il aurait fait des études brillantes. Notons que le fils du comte de la Marche et du Périgord avait fait donation de l'église de Milhac d'Auberoche (près de Périgueux) à la toute jeune communauté canoniale du Dorat, à la fin du X° s. 

A son retour, il n'accepte pas cependant le sacerdoce, par humilité, et reste diacre.

Malgré sa jeunesse, il est chargé de l’administration de la Collégiale, dont une partie seulement est déjà ouverte au culte, le reste étant encore en travaux.

Tous ses contemporains font un éloge appuyé de la piété et de la foi avec lesquelles il s’acquitte de ses obligations de sacristain et de sa mission de gardien du trésor et des biens sacrés.

Il est un vrai père pour les employés de la Collégiale. Il devient infirmier du couvent. A l’exemple de son maitre Israël, il a une prédilection pour les enfants et les pauvres.

Ses obligations matérielles ne lui font pas délaisser les travaux de l’esprit, pour lesquels il a un grand attrait. Israël le charge de terminer l’instruction du futur saint Gaultier ; il s’en acquitte avec le zèle qu’il apporte à tout ce qu’il fait.

Il garde une préférence pour les enfants disgraciés par la nature et les personnes rebelles ou abandonnées. Aucun échec ne peut rebuter le pieux religieux. C'est un homme de prière, passant même des nuits entières dans l'église.

Mais sa vie de jeûne et de piété l'épuisent. Il tombe malade et reçoit le viatique, entouré des chanoines du chapitre. Il meurt, revêtu de son cilice, le 6 novembre 1070, au Dorat. Le corps du saint chanoine, éducateur et savant, est placé près de son maitre Israël, dans l’humble tombe du cimetière commun. Comme pour Israël, de nombreux miracles se sont produits après sa mort, grâce à son intercession. Ses reliques sont translatées en 1130, en même temps que celles de saint Israël, dans l'église collégiale nouvellement construite ; les restes des deux saints sont placés, un peu plus tard, dans de petits sarcophages, déposés alors dans la crypte (visibles dans la chapelle latérale de droite).

 

En 1659, leurs ossements ont été mis dans les châsses de bois doré actuelles (conservées dans les chapelles du déambulatoire), tandis que les sarcophages de granit, vides, sont toujours visibles près de la sacristie.

D’après les mesures faites récemment sur les restes du saint, selon les tables de Broca, Théobald avait une taille d’environ 1,67 m, ce qui était courant aux X° - XI° siècles.

Saint Théobald est particulièrement invoqué pour les naissances difficiles.

Fête le 6 novembre.

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